Me And My Chili's, les Red Hot vus par Rémi

01 décembre 2006

Blood Sugar Sex Magik (1991)

RedHotChiliPeppersBloodSugarSexMagik


Les titres de l'album :

   1. "The Power of Equality" - 4:03
   2. "If You Have to Ask" - 3:37
   3. "Breaking the Girl" - 4:55
   4. "Funky Monks" - 5:23
   5. "Suck My Kiss" - 3:37
   6. "I Could Have Lied" - 4:04
   7. "Mellowship Slinky in B Major" - 4:00
   8. "The Righteous & The Wicked" - 4:08
   9. "Give It Away" - 4:43
  10. "Blood Sugar Sex Magik" - 4:31
  11. "Under the Bridge" - 4:24
  12. "Naked in the Rain" - 4:26
  13. "Apache Rose Peacock" - 4:42
  14. "The Greeting Song" - 3:14
  15. "My Lovely Man" - 4:39
  16. "Sir Psycho Sexy" - 8:17
  17. "They're Red Hot" - 1:12

B-Sides Majeurs : "Soul To Squeeze" et "Sikamikanico"

Producteur : Rick Rubin

Date de sortie : 23 septembre 1991

Label :
Warner

Line-up : Anthony Kiedis, Michael Balzary, John Frusciante, Chad Smith

Notes :

  • Toutes les chansons sont écrites par Anthony Kiedis, Michael "Flea" Balzary, John Frusciante et Chad Smith, hormis la chanson "They're Red Hot" reprise d'une chanson écrite par Robert Johnson.
  • A été enregistré dans une villa des montagnes d'Hollywood en mai-juin où les Red Hot Chili Peppers ont vécu en vase clos, sans quasiment aucun contact avec l'extérieur, se concentrant uniquement sur la musique.
  • C'est le premier album qui a été fait avec le line-up du précédent

Mon analyse :
    Les Red Hot Chili Peppers entrent dans cette villa sous la houlette de Rick Rubin, le fameux producteur, qui avait été présenti pour The Uplift Mofo Party Plan, mais qui avait refusé la collaboration car il trouvait le climat malsain. Ce qu'il ne savent pas, c'est que de cette longue session sortira un des album les plus marquant de cette décennie.
    Anthony Kiedis nous livre un de ces plus beau flow sur "The Power of Equality", ouverture tonitruante de ce quatrième album. Place au funk pepperien avec "If you Have To Ask" qui nous amène une première observation : John Frusciante se démarque enfin d'Hillel Slovak.
    Et quelles surprises quand le lecteur de CD passe sur la troisième plage : une ballade et Anthony Kiedis chante ! "Breaking The Girl" est un véritable bijou et à différents égards : une magnifique partie de guitare sèche de John Frusciante, la voix de Kiedis que l'on découvre enfin, et une partie de percussion géniale et collégiale (Chad Smith a été aidé par Flea et Anthony Kiedis).
    C'est les oreilles pleines de la mélodie de "Breaking The Girl" que l'on prend "Funky Monks" en pleine face; sa ligne de basse est tout simplement entêtante, l'une des meilleures de Flea le flamboyant.
    A l'intro de "Suck My Kiss", impossible de retenir un mouvement de l'avant vers l'arrière de sa tête. Le titre qui devait s'appeler "Suck My Dick" est une explosion sexuelle, une incantation orgiaque soutenue par les démons du groove qui semblent s'être emparé du groupe. L'auditeur excité se voit calmé par une deuxième ballade, Anthony Kiedis n'a jamais semblé aussi apaisé, le tempo est très lent, bref c'est très reposant. Seraient-ils sensibles ?
   Passés les très bon "Mellowship Slinky in B Major" et "The Righteous & The Wicked", on arrive sur comment dire, une bombe-H survitaminée guidée par les 4 cordes de la basse de Flea et le phrasé de Kiedis. "One, Two, One, Two, Three,Four" voilà "Give it Away". Tu te rends compte trop tard que t'es en train de sautiller en essayant de suivre les paroles. La guitare et la batterie sont emmenées par une ligne de basse diabolique. Bref c'est de l'or en barre.
    Le titre générique qui lui succède permet à John Frusciante de nous livrer un riff méchamment funky, et ça y est tu es en train de reprendre le refrain qui t'es entré dans le cerveau "Blood sugar baby, She's magik, Sex magik, sex magik". C'est trop tard l'effet "Blood Sugar Sex Magik" t'as atteint.
    Et nous voilà au titre phare des Chilis. Au revoir la sexualité débordante, la virilité machiste, la grosse basse et la guitare qui tache, bonjour sensiblité, belle mélodie apte à plaire aux ménagère. "Under The Brigde" est LA ballade du quatuor californien. Anthony Kiedis nous amène sous le pont où il achetait sa came à un gang de mexicains, et nous explique les sentiments qu'ils ressentait à cette époque. La partie instrumentale est très mélodique, très douce, en accord avec la voix syrupeuse et posée du chanteur. Les choeurs mené par la mère de Frusciante sont tout simplement beaux.
    Et après ça, on se retrouve avec "Naked In The Rain". On imagine sans peine Flea en train de sauter partout, sa ligne de basse étant sautillante. Les trois titres qui suivent sont bons, mais sans communes mesures avec ce que nous livrent les Peppers avec "Sir Psycho Sexy". La toute puissance sexuelle mène les quatres amis d'un bout à l'autre. Définitivement osé, blasphématoire, Sir Psycho Sexy s'envoie Eve dans le jardin d'Eden, avec le diable dans sa bite et des démons dans son sperme dans le premier refrain, puis il se fait sucer par une policière à l'entrejambe mouillée et très chaude qu'il défonce sur le capot de la voiture de police et finalement il guide une fille à base de coup de fouet avant de lui montrer son arbre et de lui faire gouter sa crême. La symbiose entre la guitare et la basse et plus généralement entre les quatre Peppers font de ce titre une jouissance ultime.
    Pour la route, ils dézinguent un standard du jazz et l'assaisonent à la sauce pimentée. Une fois "They're Red Hot" terminé, on est sur les fesses, sous le charme, la tête pleine de belles mélodies et on remet en marche le lecteur, histoire de s'assurer que ce que l'on vient d'entendre existe vraiment.
   Les Red Hot Chili Peppers ont leur chef d'oeuvre : Anthony Kiedis chante enfin, John Frusciante y joue une guitare émotionnelle et spontanée, Flea donne toutes ses lettres de noblesses à la basse, Chad Smith paraphe le tout en distillant ses coups de baguettes, habilement guidés dans cette quête de l'idéale funky par Rick Rubin. Ce disque est parsemé de bijoux, cohérent, sexuel d'un bout à l'autre, funk-rock à souhait et apporte une note de sensibilité inattendue mais néanmoins excellente.
    Ca y est les Red Hot sont devenus incontournables, les maitres incontestés et incontestables de la fusion, cet album et les singles issue se vendent comme des petits pains partout dans le monde. Même "Soul To Squeeze", une ballade enregistrée pendant les mêmes sessions d'enregistrement, mais non retenue, se vend aussi très bien. Aussi ils s'imposent dans une période où tout le monde regardait vers Seattle le pessimisme en bandoulière, apportant un peu de spontanéité, de naïveté, de mélodie entre les guitares frustres et saturées du mouvement grunge. Blood Sugar Sex Magik dégoupille la bombe contruite depuis leur début, y réunissant ce qu'ils savent faire de mieux, mais aussi en ajoutant une touche plus sensible.
    Bref si vous ne connaissez pas Blood Sugar Sex Magik, courez chez votre disquaire, et écoutez. Un remède à toute baisse de moral.

Ma note : 10/10

A voir aussi, "Funky Monks" le making of de ce chef d'oeuvre (un article prochainement)

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30 novembre 2006

Mother's Milk (1989)

mmLes titres de l'album :
   1. "Good Time Boys" - 5:02
   2. "Higher Ground" - 3:23
   3. "Subway to Venus" - 4:25
   4. "Magic Johnson" - 2:57
   5. "Nobody Weird Like Me" - 3:50
   6. "Knock Me Down" - 3:45
   7. "Taste the Pain" - 4:32
   8. "Stone Cold Bush" - 3:06
   9. "Fire" - 2:03
  10. "Pretty Little Ditty" - 1:37
  11. "Punk Rock Classic" - 1:47
  12. "Sexy Mexican Maid" - 3:23
  13. "Johnny, Kick a Hole in the Sky" - 5:12

Producteur : Michael Beinhorn

Date de sortie : 22 août 1989

Label : EMI

Line-Up : Anthony Kiedis, Michael Balzary, John Frusciante, Chad Smith

Note : Toutes les chansons sont écrites par Anthony Kiedis, Michael "Flea" Balzary, John Frusciante et Chad Smith, sauf les pistes 2 et 9 (et Hillel Slovak à la guitare et Irons à la batterie) qui sont des reprises de Stevie Wonder et Jimi Hendrix.

Analyse de l'album :
    Les Red Hot Chili Peppers se présentent dans le studio d'enregistrement avec une nouvelle formation : John Frusciante à la guitare, prenant la place d'Hillel Slovak mort d'une over-dose et Chad Smith à la batterie, qui prend la place de Jack Irons. La très belle pochette de Mother's Milk fera faire parler d'entrée du nouvelle album car elle est trouvée provocatrice par le Parents Music Resource Center, encore eux.
    L'intérieur a déjà un air de déjà-vu, il s'ouvre de manière énergique tout comme son prédecesseur par le très bon "Good Time Boys", assez déroutant étant donné que Mother's Milk a été enregistré après la mort d'Hillel Slovak. On remarque d'entrée que le jeu du jeune Frusciante s'approche beaucoup de celui d'Hillel Slovak, méritant son surnom de "clone parfait d'Hillel". La très réussie reprise de Stevie Wonder nous amène au délicieusement funky "Subway To Venus", les cuivres y étant très présent.
    "Magic Johnson" est une ode au basketteur du même nom et aux Lakers, équipe favorite de Flea et de Kiedis. On peut y admirer le flow d'Anthony Kiedis, la partie instrumentale étant réduite à sa plus simple expression. Le troisième titre, "Nobody Weird Like Me", est très certainement le plus Punk des Red Hot, tout en étant très funky. Bref c'est un véritable bijou.
    "Knock Me Down" qui lui fait suite est certainement le meilleur de l'album. Ce titre, une sévère mise en garde en ce qui concerne les drogues, faisant référence à leur ancien guitariste et ami, est une ballade punk-funk, la première des Californiens, histoire de montrer au monde entier qu'ils ne sont pas qu'un groupe punk-funk bordélique, avide de sexe et de drogues. Hillel est aussi le centre de "Taste the Pain", où Anthony Kiedis fait référence aux fois où il a vu le fantôme de Slovak et les sentiments que celà lui inspirait, appuyé par une guitare très épurée et ligne de basse et une partie de batterie lancinantes derrière la voix de Kiedis.
    Avec l'équivoque "Stone Cold Bush", fini la note sensible, retour de la virilié pepperienne. La basse de Flea s'y taille la part du lion, la guitare est pleine d'effet, bref les Red Hot Chili Peppers. La reprise funky du myhique "Fire" du dieu Jimi Hendrix nous permet de les réentendre dans leur formation originelle.
    "Pretty Little Ditty" est un morceau instrumental basse et guitare qui est, pour la petite histoire, issue du premier jam entre Flea et John Frusciante permet d'inclure un peu de calme comme pour faire balance avec le très énervé "Punk Rock Classic".
    "Sexy Mexican Maid" est l'évocation pepperienne de la bonne idéale, c'est à dire attentive à tous les besoins... L'album se clôt sur le revendicatif "Johnny, Kick a Hole in the Sky" où Anthony Kiedis fait part de ses origines apaches et où il dénonce l'attitude des USA envers les indiens d'Amérique.
    Au final Mother's Milk est plus punk que The Uplift Mofo Party Plan, mais reste dans la même veine (sans jeu de mot). Les singles (et leur clips) "Higher Ground" et "Knock Me Down" ont grandement aidé à faire gagner en popularité les Red Hot Chili Peppers. Cependant il n'est pas innovant par rapport à son prédecesseur, mais le style de John Frusciante entrevu dans "Pretty Little Ditty" laisse augurer du meilleur.

Ma note : 8,5/10

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28 novembre 2006

The Uplift Mofo Party Plan (1987)

umppLes titres de l'album :

   1. "Fight Like a Brave" - 3:53
   2. "Funky Crime" - 3:00
   3. "Me & My Friends" - 3:09
   4. "Backwoods" - 3:08
   5. "Skinny Sweaty Man" - 1:16
   6. "Behind the Sun" - 4:40
   7. "Subterranean Homesick Blues" - 2:34
   8. "Party On Your Pussy" - 3:16 ("Special Secret Song Inside")
   9. "No Chump Love Sucker" - 2:42
  10. "Walkin' on Down the Road" - 3:49
  11. "Love Trilogy" 2:42
  12. "Organic Anti-Beat Box Band" - 4:10

Producteur : Michael Beinhorn

Date de sortie : 29 septembre 1987

Line-Up : The Original One, c'est à dire Anthony Kiedis, Michael Balzary, Hillel Slovak et Jack Irons

Label : EMI

Note : Toutes les chansons sont écrites par Anthony Kiedis, Michael "Flea" Balzary, Hillel Slovak et Jack Irons, sauf la 7e qui est une reprise de Bob Dylan et les pistes 6 et 10 auxquelles ont participé à l'écriture Michael Beinhorn et Cliff Martinez.

Analyse de l'album :
    Les Red Hot Chili Peppers retrouvent enfin leur composition originelle pour nous livrer une bombe, ni plus ni moins.
    Dès l'ouverture, avec le tonitruant "Fight Like A Brave" on sait à quoi s'en tenir : un bon son Funky Punky virilo épileptico sexuel (tiens je suis sûr que Kiedis serait jaloux de ce qualificatif lol). Un bon son qui pousse à hocher la tête, voire à sauter partout ou encore se jeter contre les murs. Un bon "Funky Crime", qui nous amène directement à ce qui va devenir l'hymne survitaminé des Californiens, j'ai bien entendu cité "Me and My Friends". Le très sexuel "Backwoods" nous laisse dans l'ambiance. "Skinny Sweaty Man" le frénétique nous fait patienter jusqu'à "Behind The Sun". Ce titre est psychédélique, sentiment renforcé par les sitars. Il calme un peu le tempo, avec la suivante, une reprise très originale de Bob Dylan.
    Puis c'est parti pour l'explosion sexuelle. Tout d'abord avec le très explicite "Party on your Pussy", qui avait du être renommé à cause du fameux groupe de pression Parents Music Resource Center (le fameux sticker "Parental Advisory, Explicit Content"), qui s'amuse à recenser l'évocation du sexe, de la violence et l'utilisation d'alcool et de drogues dans l'univers de la musique, et on peut dire qu'avec cet album ils ont été servis les intégristes de la bonne conscience. "No Chump Love Sucker", reste dans la même veine, mais avec une bonne guitare qui bave, une ligne de basse des familles, bref très punk. Pour moi l'enchainement de ces deux chansons est l'un des meilleurs des Red Hot Chili Peppers sur l'ensemble de leur discographie.
    Par contre "Walkin' Down The Road" est très indigeste, comme s'ils éprouvaient le besoin de se reposer. Et bien non, "Love Trilogy" est plutôt pas mal, même si c'est loin d'être le meilleur titre. Et l'album se termine comme il avait commencé avec "Organic Anti-Beat Box Band", c'est-à-dire énergiquement.
    Au final The Uplift Mofo Party Plan, rajoute une pointe de rap dans une sauce Punk-Funk-Rap qui tache et qui laisse son auditeur épileptique à la fin de l'album. De plus c'est un album qui ressemble terriblement à sa jacquette, c'est à dire une explosion de couleur.
    Bien sûr on peut reprocher que les Chili's ne font pas dans la dentelle, mais bon, chacun ses inspirations ! On a une seule envie, c'est de s'en remettre une grande louche.
    C'est aussi le premier succès des Red Hot Chili Peppers. Ca y est, leur carrière est lancée serait-on portés à penser...

Ma note : 8,5/10

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27 novembre 2006

Freaky Styley (1985)

Red_Hot_Chili_Peppers_Freaky_Styley_334950Les titres de l'album :
   1. "Jungle Man" - 4:09
   2. "Hollywood (Africa)" - 5:03
   3. "American Ghost Dance" - 3:51
   4. "If You Want Me to Stay" - 4:07
   5. "Nevermind" - 2:47
   6. "Freaky Styley" - 3:39
   7. "Blackeyed Blonde" - 2:40
   8. "The Brothers Cup" - 3:27
   9. "Battle Ship" - 1:53
  10. "Lovin' and Touchin" - 0:36
  11. "Catholic School Girls Rule" - 1:55
  12. "Sex Rap" - 1:54
  13. "Thirty Dirty Birds" - 0:14
  14. "Yertle the Turtle" - 3:46


Producteur : George Clinton

Date de sortie :
30 août 1985

Line-up : Anthony Kiedis, Michael Balzary, Hillel Slovak, Cliff Martinez

Label : EMI

Notes :
Toutes les chansons sont écrites par Anthony Kiedis, Michael "Flea" Balzary, Cliff Martinez et Jack Sherman, à l'exception des pistes 2 et 4 qui sont des reprises de The Meters et Sly Stone ainsi que les pistes 5 et 12 écrites par Flea, Kieids, Slovak et Irons.
Enregistré à Detroit, Michigan à l'initiative de George Clinton dans le but d'éloigner Hillel Slovak et Anthony Kiedis des tentations de L.A.

Analyse de l'album :
    Un an après le premier essai, les Red Hot Chili Peppers s'y recolle, sous la houlette de George Clinton, le pape de la Funk Music, et avec Hillel Slovak de retour à la guitare (bien que la grande majorité des titres ont été écrits avec Jack Sherman).
    Le deuxième opus s'ouvre divinement bien avec l'enchainement "Jungle Man"-"Hollywood", qui permet de remarquer d'entrée la patte de leur nouveau producteur. Les cuivres sont beaucoup plus présents et rajoute une touche de funk tout à fait réussie, cette album se révelera être le plus funky de leur discographie. Et à Hillel Slovak de montrer l'étendu de son toucher hendrixien tout au long de l'album.
    Quelques petits joyaux jalonnent cet album : "Blackeyed Blonde", "The Brothers Cup"
, le décalé "Catholic School Girls Rule" (le clip est hilarant, mais a été censuré... Allez savoir pourquoi ?). Le tout étayé par d'autres titres de bonne facture comme "American Ghost Dance", "If you want me to stay" et le très punk "Battle Ship", rendant Freaky Styley très consistant.
    Parlons un peu de "Sex Rap", où Anthony Kiedis passe en revu le vocabulaire consacré à la chose, mais l'instrumental soutient bien les paroles, ce qui en fait un très bon titre, que les Red Hot Chili Peppers aime encore jouer, bien que son public s'est considérablement rajeuni et très féminisé.
    Et que dire de "Yertle The Turtle" qui cloture l'album, réunissant à merveille le flow d'Anthony Kiedis, les cuivres et la guitare rock.
    Cependant ce Freaky Styley s'est très peu vendu, du moins au début (les rééditions se sont elles très bien vendues avec la reconnaissance du groupe), mais figure en bonne place dans le coeur des fans. La progression des Red Hot est fulgurante, mais il reste encore une marge énorme qui ne demande qu'à être comblée.

Ma note : 7,5/10

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Red Hot Chili Peppers (1984)

redhotchiliLes Titres de l'album :
   1. "True Men Don't Kill Coyotes" - 3:40
   2. "Baby Appeal" - 3:40
   3. "Buckle Down" - 3:24
   4. "Get Up and Jump" - 2:53
   5. "Why Don't You Love Me (Like You Used To Do)" - 3:25
   6. "Green Heaven" - 3:59
   7. "Mommy Where's Daddy" - 3:31
   8. "Out in L.A." - 2:00
   9. "Police Helicopter" - 1:16
  10. "You Always Sing the Same" - 0:19
  11. "Grand Pappy Du Plenty" - 4:14

Producteur :
Andy Gill

Date de Sortie : 16 août 1984

Label : EMI

Aucun single

Note : Les chansons 1, 2, 3, 7, 10 et 11 ont été écrites par Flea, Anthony Kiedis, Cliff Martinez et Jack Sherman, le line-up qui enregistrera l'album; les chansons 4, 6, 8 et 9 par Flea, Kiedis, Hillel Slovak et Jack Irons; la 5e est une reprise d'une chanson de Hank Williams.

Analyse :
    Voici le premier album des Red Hot Chili Peppers. Après avoir fait parler d'eux dans tout L.A., ils entrent en studio, dans les conditions que l'on connait, c'est-à-dire sans leur batteur et leur guitariste d'origine et avec un producteur avec qui le groupe ne s'entendait pas.
    L'ensemble est très brouillon, le son est très creux, mais pose les bases du style des Red Hot Chili Peppers, du début au moins, c'est-à-dire un habile mélange entre le son punk rock métallique à la Stooges, le funk endiablé et le hip-hop original, à la Afrika Bambataa.
    Mais tout n'est pas à jeter loin de là, les Red Hot nous livrent quelques titres très efficaces : "True Men Don't Kill Coyotes" (dont le clip passera très peu de fois sur MTV, mais assez de fois pour que John la voit), "Buckle Down", "Police Helicopter", "Green Heaven", "Out In LA" (la première écrite par Anthony Kiedis) et le très énervé "Get Up and Jump" dans lequel Flea montre tout son talent. Et l'album se termine sur une note apaisante et apaisée avec "Grand Pappy du Plenty", montrant que les Chili Peppers sont capables de tout.
    Le reste de l'album étant très moyen, la jacquette pouvant rivaliser avec les plus laides de l'histoire, au final il a un rendu très brouillon, pas très aidé par un mixage et une production très moyens. Si seulement ils organisaient un peu mieux leurs idées...

Ma note au final : 6/10




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26 novembre 2006

Chad Smith, le batteur

Chad


Nom : Smith
Prénom : Chad
Né le 25 octobre 1962, à Saint Paul, Minnesota
Batteur des Red Hot Chili Peppers



Quelques points de biographie :

  • A grandi dans le Michigan
  • Joue de la batterie depuis son plus jeune âge
  • A 18 ans, il arrête ses études et devient musicien professionne
  • Est entré dans le livre Guinness des Records pour avoir joué sur une batterie de 308 pièces
  • Sort de l'ombre avec le groupe de hard rock Toby Redd, qui se sépare en 1988
  • Engagé par les Red Hot après une audition où il joua d'après les autre membres comme "10 éléphants sous stéroïdes"
  • Son équipe de basket favorite est les Detroit Pistons
  • Son équipe de base-ball favorite est les Detroit Tigers
  • C'est d'ailleurs en jouant au base-ball qui se fracture le poignet, mettant un coup d'arrêt à la tournée One Hot Minute
  • Fan de Harley-Davidson
  • C'est en conduisant une Harley qu'il chute et se fracture le bras, mettant le coup d'arrêt final à cette même tournée
  • A eu aussi des problèmes avec la justice après avoir mimer la fessée avec une jeune demoiselle à laquelle Flea faisant semblant de lui faire l'amour
  • C'est le membre le plus grand du groupe
  • Bien que connu comme le batteur des Red Hot, il a collaboré avec de nombreux autres artistes, de styles très différents
  • Nommé plusieurs fois batteur de l'année par différents magazines
  • Est associé avec le leader mondial des percussions et des batteries, Pearl Drums, et avec le fabricant de cymbales Sabian
  • Ami avec Eddie Vedder de Pearl Jam avec qui il a l'habitude de jouer au basket

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John Frusciante, le guitariste

John_Frusciante


Nom : Frusciante
Prénom : John
Surnom : Greenie, le clone d'Hillel
Né le 5 mars 1970, à New York City
Guitariste des Red Hot Chili Peppers




Quelques points de biographies :


  • Sa mère Gail était une très bonne chanteuse. C'est elle qui dirige les choeurs sur "Under The Bridge"
  • A appris la guitare en écoutant Jimi Hendrix et Franck Zappa
  • Découvre les Red Hot Chili Peppers, dont il devient le plus grand fan, en particulier du jeu de Hillel Slovak
  • A passer le plus clair de son adolescence à jouer de la guitare et à se masturber
  • Déménage seul à L.A. à l'age de 17 ans
  • S'est présenter à une audition pour le groupe de Franck Zappa, mais s'en alla avant de jouer
  • Inviter à jammer avec Flea, il sera très impressionné par John, mais ne le retint pas
  • C'est à une audition pour Thelonious Monster que Flea et Anthony réalisent que John est le guitariste qu'il faut aux Red Hot. Il se l'accapare dans la foulée
  • Les Red Hot Chili Peppers est son premier groupe
  • Se fait tatouer un poulpe sur l'épaule droite, et le "Chili Logo" sur le poignet
  • Méprisant son statut de Rockstar, son jeu manque d'enthousiasme  
  • Introduit à l'héroïne par sa petite ami du moment, Toni
  • Sa consommation et son jeu lui attirent le courroux de Kiedis
  • Quitte le groupe en Mai 1992, à Tokyo
  • Se lance immédiatement dans une carrière solo, il sort "Niandra LaDes and Usually use a T-Shirt", et "Smiles from The Street you Hold"
  • Se dernier album est une plongée dans le monde de la drogue, John se laissant aller à une vie de junkie
  • Vivant en reclus, ne se nourrissant plus que de vitamines, d'injections d'héroïnes et de cigarettes, John glisse progressivement vers le fond, préférant vivre avec "ses fantômes"
  • Il perdra la quasi-totalité de ses dents, et ses bras porteront à jamais les stigmates de cette période de sa vie : des abcès et des brûlures de cigarrettes ont laissés d'immenses cicatrices, effaçant la majeure partie de ses tatouages.
  • Au moment où il se décide de rentrer en cure de désintoxication, son corps ne contient plus qu'un douzième de son sang, ce même douzième étant totalement infecter
  • Du réapprendre jouer de la guitare
  • Ne renie pas cette partie de sa vie
  • Sa carrière solo continue de plus belle, c'est un artiste très prolixe
  • Aime peindre aussi


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25 novembre 2006

Michael "Flea" Balzary, le bassiste

flea_3


Nom : Balzary
Prénom : Michael
Surnom : Flea
Né le 16 octobre 1962, à Melbourne, Australie
Bassiste des Red Hot Chili Peppers








Quelques points de biographie :


  • Ses parents divorcent alors qu'il a 4 ans
  • Sa mère se remarie avec un jazzman qui l'initie au jazz
  • Ils déménagent à New York, puis Los Angeles
  • Joue de la trompette depuis sa plus tendre enfance. Il faisait d'ailleurs parti de l'orchestre philarmonique junior de L.A.
  • N'aimait pas le disco et le rock, les considérant comme des "musique d'idiots"
  • Tête de turc de ses camarades à cause de ses gouts musicaux et de son accent mi-australien, mi-américain
  • Devient ami avec Anthony Kiedis après en être presque arrivé aux mains
  • C'est Hillel Slovak, qui en lui faisant écouter un disque de Jimi Hendrix, le fait changer d'avis en ce qui concerne le rock
  • Visage de Jimi Hendrix qu'il se fera tatouer
  • Surnommé Flea à cause de sa surexcitation constante
  • C'est aussi Hillel qui le fait se mettre à la basse
  • Fan des Lakers. Il écrit régulièrement sur eux sur le site de la NBA
  • Auteur des FleaMails, lisibles sur le site des Red Hot
  • Devient fan de punk et de funk, influençant largement son jeu de basse, très funky, mais avec une technique aggerssive
  • A joué dans de nombreux films (Retour vers le Futur, Motorama,The Big Lebowski)
  • A fait tatouer le nom de sa première femme, Loesha, sur son pectoral gauche avec qui il a eu une fille, Clara
  • A aussi eu des problèmes avec la justice, après avoir mimé l'acte sexuel avec une fille à laquelle Chad Smith faisait semblant de lui mettre une fessée
  • Est celui qui a fait revenir John dans le groupe
  • Aime jouer nu, avec sa basse pour seul habit
  • Nommé plusieurs fois meilleur bassiste de l'année

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Anthony Kiedis, le chanteur

Nom : Kiedis
Prénom : Anthony
Surnom : Antawn The Swan
Né le 1er Novembre 1962, à Grand Rapids, Michigan
Chanteur des Red Hot Chili Peppers.







Quelques points de biographie :

  • Ses parents divorcent lorsqu'il est enfant
  • Fils de l'acteur Blackie Dammett, il le rejoint à Los Angeles alors qu'il a 11 ans
  • Perd sa virginité à 12 ans avec une fille de 18 ans, à l'initiative de son père
  • Initié aux drogues à la même époque, toujours par son père
  • Devient ami avec Michael Balzary après en être presque arrivé aux mains
  • Doit se débrouiller seul à 15 ans après que son père fut embarqué par la police pour détention de drogues. Il trouvera refuge chez Hillel Slovak
  • Apparait dans quelques séries, et dans First, où il joue le fils de Stallone, sous le nom de Cole Dammett.
  • Fan des Lakers et de Earvin "Magic" Johnson, auquel ils dédieront une chanson
  • A eu une aventure avec Nina Hagen
  • Fut condamné à de la prison pour exhibitionnisme, après qu'il ait tout déballé sous le regard d'une fan un peu prude
  • A fait de nombreuses cures de désintoxication, la dernière datant de 2000
  • Aime les filles jeunes (18 ans) et mannequins de préférence
  • Tatoué sur les bras, les avant-bras et le dos
  • A rencontré le Dalaï-Lama
  • La particularité de son sourire provient d'une chute qui a fait pousser une de ses dents de devant de travers
  • A vu le fantôme de son ami Hillel Slovak
  • La réussite dans les études, qu'il finance, de sa demi-soeur est l'une de ses grandes fiertés
  • A commencé un cursus de sciences politiques à UCLA
  • Revendique ses origines natives américaines
  • Kiedis est un nom Lituanien
  • Joue le rôle de Tone, un surfeur dans Point Break

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Biographie du groupe

Tout commença un jour de 1977, à la Fairfax High-School de Los Angeles, quand un jeune homme un peu farfelu, Michael Balzary, attrape un autre lycéen dans l'unique intention de lui mettre une bonne raclée. Un projet qu'il n'aura pas l'occasion de réaliser, car un autre lycéen tout aussi anormal, Anthony Kiedis, vole au secours de son ami. Michael bat en retraite.

Quelques temps plus tard, Michael et Anthony se recroise, l'animosité a disparu, et une amitié nait entre ces deux marginaux du lycée. Leur bande s'agrandit avec l'arrivée de Hillel Slovak, Jack Irons, Alain Johannes et Keith Barry. Désormais cette petite bande s'appelle "Los Faces", dont tous les membres sont musiciens, sauf Anthony.

A là suite des demandes insistantes de Johannes, Slovak et Irons, Michael accepte de rejoindre leur groupe Anthym en tant que bassiste. Problème, il ne sait pas du tout en jouer. Mais sa dextérité de trompettiste l'aide fortement et très vite il devient un bassiste d'un niveau acceptable. C'est alors que Michael Balzary devient définitivement "Flea" (la puce)

Ce petit groupe se produit alors dans les bars de la Cité des Anges, et c'est Anthony qui présente les concerts.

En 1981, Flea quitte Anthym, pour un groupe de Punk-Rock, Fear, qu'il quittera deux ans plus tard. Anthym continue alors sous le nom de What Is This avec un nouveau bassiste. Mais cela n'empêche pas Hillel, Jack et Flea de jammer frequemment ensemble.


Nous sommes désormais au printemps 1983
. Le trio se produit sur la scène du Rhythm Lounge, avec Anthony qui rappe un poème, "Out In L.A.", sous le nom pompeux de Tony Flow  And The Miraculously Majestic Masters Of Mayhem. Ce qu'il considère comme une farce marche très bien, et c'est ainsi qu'ils se produisent dans divers bars de Los Angeles, avec un public toujours plus nombreux. Ils changent de nom, et deviennnent définitivement The Red Hot Chili Peppers. L'une des plus marquantes de ces apparitions a lieu au Kit Kat Club, un club de strip-tease. Les 4 potes, fâchés de se faire piquer la vedette par les filles dénudées, reviennent jouer en rappel "Fire" de Jimi Hendrix, avec comme seul habit une chaussette sur leur parties génitales. Voilà comment le "cock in sock" devient la marque de fabrique des Red Hot.
Six mois après leur début, EMI leur propose un contrat portant sur sept albums. Mais Hillel et Jack croit plus en leur groupe de longue date, What Is This, qui vient d'être signé par MCA.



Flea et Anthony rentrent en studio début 1984, avec Jack Sherman à la guitare et Cliff Martinez à la batterie. L'alchimie entre les membres et surtout entre le groupe et le producteur, Andy Gill, est absente. On ne retrouve pas sur leur premier album "The Red Hot Chili Peppers", la puissance de leurs prestation scénique. Très brouillon, et avec un rendu très froid, il passe quasi-inaperçu. Si seulement ils arrivait à organiser leur musique...


En 1985, Hillel Slovak remplace Sherman à la guitare. Avec ce nouveau line-up et sous l'égide de George Clinton, leur idole, ils entrent en studio à Detroit, cette fois-ci, car Clinton estime qu'il faut tenir à l'écart des tentations de L.A., surtout en ce qui concerne la drogue, qui commence à prendre de plus en plus de place dans la vie de Hillel et d'Anthony. Cependant ils enregistrent "Freaky Styley", un album largement plus proche de leurs aspirations. On y retrouve ce mélange de Funk, de Punk et de Rap qui fait la singularité des Red Hot Chili Peppers. L’album sort en septembre 1985, et leur offre la reconnaissance aux Etats-Unis, tandis que dans le reste du monde il passe relativement inaperçu.

Début 1986, Jack Irons prend la place de Martinez derrière la batterie. C'est ainsi que le line-up original est enfin reformé. Les concerts s'enchaînent, ce qui permet aux Peppers d'être reconnu comme un groupe de scène. Le line-up original commence mi-mai 1987, l'enregistrement de "The Uplift Mofo Party Plan", produit par Michael Beinhorn, après que les Red Hot aient refusé Rick Rubin. Le troisième album est une vrai réussite artistique, Beinhorn ayant réussi à saisir au vol leur fabuleuse énergie. C'est aussi leur premier succès discographique, il se vendra relativement bien, et les Chili Peppers sont enfin reconnus à l'étranger.
Début 1988, les Red Hot Chili Peppers tournent dans des salles plus grandes. Leur succès dérange, mais ils s'en moquent. Et lorsque les adultes leur reprochent des textes trop crus, ils les renvoient poliment à l'éducation de leurs enfants. En tout cas, ils ne changent pas d'un pouce. Ils veulent rester eux-mêmes.
C'est aussi pendant cette tournée que Slovak s'approche petit à petit du fond. Il ne maitrise plus du tout sa consomation d'héroïne, ce qui a un effet désastreux sur ses talents de guitariste. Les 3 autres envisagent un moment de le virer, mais après tout c'est leur ami il feront tout pour l'aider. Kiedis aussi n'est pas au mieux, mais il a une constitution d'acier, on voit donc moins les effets de la drogue.
Alors de retour à Los Angeles en juin 1988, ils envisagent de créer un nouvel album.


Mais le 27 juin, Hillel Slovak succombe à une over-dose d'héroïne. Il avait 26 ans. Tout le soutien de ses proches échoua au moment même où tous le croyaient tiré d’affaire. Rest In Peace Hillel. Le ciel s'obscurcit pour les Red Hot : Irons entre en dépression après la mort de son meilleur ami et quitte le groupe, Kiedis part s'isoler dans un village de pêcheurs mexicains pour enfin laisser derièrre lui les démons de la drogue. Flea profite de ce break pour s'occuper de sa fille Clara qui vient juste de naître.


Très vite Flea et Anthony se rendent compte que les Red Hot Chili Peppers sont toute leur vie. Ils partent donc en recherche d'un guitariste et d'un batteur. Après plusieurs essais infructueux, leur dévolu se porte sur John Frusciante, un guitariste de génie d'à peine 18 ans, et sur Chad Smith, un batteur baraqué aux faux airs de fan de Hard-Rock. Le nouveau line-up part pour une série de concert et entre en studio, une nouvelle fois sous l'égide de Michael Beinhorn. Mais cette fois-ci, la collaboration est conflictuelle, à un tel point que les sessions d'enregistrement s'arrête alors que le groupe n'a enregistré que 11 titres.
Malgré ces difficultés, le très Punk Mother's Milk sort lors de l'été 1989. Il contient "Knock Me Down" et "Higher Ground", reprise de Stevie Wonder, qui sont de véritables succès, et permet réellement aux Red Hot Chili Peppers de s'exporter, mais aussi "Fire" qui permet de réentendre Hillel à la guitare. Leurs prestations scéniques sont excellentes et l'on ne peut que constater la formidable alchimie qui s'est créée entre les quatre musiciens. Aussi, las du conflit perpétuel avec EMI, qui souhaite obtenir d'eux des titres formatés pour le passage en radio, ils changent de maison de disque : les trois prochains opus sortiront chez Warner.


En mai-juin 1991, les Red Hot Chili Peppers s'enferment dans une villa des collines d'Hollywood
, où les Beatles et Jimi Hendrix ont séjourné, pour enregistrer "Blood Sugar Sex Magik", produit par Rick Rubin. Ce nouvel album est un véritable chef d'oeuvre, et est extrêmement bien reçu par le public et la critique. "Give It Away" et "Under The Bridge" se classent tout en haut des charts, ainsi que l'album. La tournée qui suit est un véritable triomphe. Mais ce succès ne fait qu'inquiéter John Frusciante, qui refuse de vendre son ame artistique et massacre littéralement ses prestations pour montrer son désaccord.
Il claque la porte du groupe en mai 1992 à Tokyo. Le groupe appelle alors à la rescousse Arik Marshall pour la fin de la tournée et le festival "Lollapalooza. Il quitte le groupe après celui-ci. Ils engagent un nouveau guitariste, Jesse Tobias, mais il restera au poste un seul mois.
Flea, lui est frappé du syndrôme de fatigue chronique et sombre dans la dépression, après qu'il ait assisté à la mort de son ami, l'acteur River Phoenix.



 Fin 1993, Dave Navarro devient le nouveau guitariste des Red Hot. Ils tournent ensemble et font une apparition remarquée au festival de Woodstock '94, où ils entrent en scène avec des costumes d'ampoules électriques. Ce n'est que fin 1994 que les Red Hot travaillent sérieusement sur le successeur de "Blood Sugar Sex Magik". Et le travail avance très lentement, notamment à cause de Kiedis, victime d'un blocage d'écriture, due en grande partie à une rechute. "One Hot Minute", toujours produit par Rubin, sort finalement en septembre. Il surprend par sa noirceur, sa tonalité "heavy" apportée par Dave Navarro (n'effaçant pas toute trace du style des Red Hot), mais le succès est finalement au rendez-vous.
Mais la tournée qui suit la sortie de "One Hot Minute", sera très perturbée : Chad Smith se casse le poignet en jouant au base-ball, Anthony Kiedis se fracture le bras en 11 endroits après une chute de moto.
Le dernier concert avec Dave Navarro dans le line-up eut lieu lors du Mont Fuji Festival (Japon), qui sera interrompu après 40 minutes à cause d'un ouragan qui s'était invité, car peu après c'est au tour de Chad de se blesser dans un accident de moto.
Dave Navarro prend la porte du groupe, agacé par l'immobilité forcée du groupe, et surtout il souhaite se recentrer sur son projet solo, auquel Flea et Chad ont contribué.
Voilà donc les Red Hot Chili Peppers à la recherche d'un guitariste pour la énième fois.

Pendant tout ce temps, John Frusciante n'a pas disparu des mémoires. Il a toujours gardé contact avec Flea. Il vient juste de terminer une cure de désintoxication, après que son addiction à l'héroïne lui presque mit les deux pieds dans la tombe. Surtout, il tire un trait sur la brouille qu'il avait avec Kiedis. Au printemps 1998, il jamme avec Chad et Flea, qui en profite pour lui demander de réintegrer le groupe. John accepte avec plaisir, surprennant les autres membres. Ils font quelques concerts, et entre en studio. Et là, les compositions coulent à flot, il ne leur faudra qu'un mois pour enregistrer "Californication", qui sort en juin 1999.
Le nouvel album séduit le monde entier, des millions de copies seront écoulées, "Scar Tissue" le premier single entre directement dans le top ten, les suivants auront le même destin.
Les Peppers partent alors pour une tournée triomphale, à la hauteur de leur succès, séduisant de nombreux nouveaux fans.

Pendant cette tournée, les Red Hot enregistrent le successeur de "Californication", "By The Way", qui fait son apparition dans les bacs en juillet 2002. Et c'est encore un carton monumental, il vient titiller les sommets des charts pendant un long moment. Nettement plus pop que les précédents, il montre la diversité artistique du groupe. En 2004, ils sortent leur premier album live "Live In Hyde Park".

Et en mai 2006 sort leur premier double album "Stadium Arcadium" réussissant un habile mélange de tout ce qu'ils ont fait auparavant. C'est aussi avec cet album qui sera leur premier à être classé numéro 1 presque partout dans le monde, se frayant une place dans la médiocrité musicale de ces dernières années.

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